Près de 15 000 vétérinaires exercent leur spécialité en France.
De multiples raisons peuvent pousser à devenir vétérinaire. Pour veiller à la santé des animaux de compagnie qui occupent une place considérable dans notre société. Cela passe par la prise en compte de leur bien-être, mais aussi par l’approche de leur comportement, incluant toutes les espèces. Pour soigner nos animaux dits de rente, ceux qui contribuent à la couverture des besoins alimentaires.
Autrefois, c’était la bonne santé des animaux qui primait. Désormais, c’est la maîtrise de la qualité sanitaire et du bien-être des animaux au sein des élevages qui constituent la priorité essentielle des interventions du vétérinaire. Médecin de l’animal, le vétérinaire est aussi un ingénieur des productions animales, partenaire des milieux de l’élevage. Le vétérinaire est aussi un partenaire dans les industries agroalimentaires.
La durée des études en classe préparatoire est de deux ans.
L’admission dans les écoles vétérinaires se fait sur concours commun aux écoles nationales. On compte quatre types de concours, tous très sélectifs, différents suivant le niveau d’études du candidat et son cursus antérieur. Quelque 430 places sont en général offertes aux concours d’entrée des écoles vétérinaires. Les élèves admis sont répartis entre les quatre écoles en tenant compte de leur classement au concours et du nombre de places offertes dans les écoles.
BON À SAVOIR :les inscriptions sont closes fin février.
Les candidats au concours A retirent un dossier auprès d’une École Nationale Vétérinaire dès le mois de janvier.
Pour le concours B, il convient de retirer un dossier dès novembre à l’Institut National Agronomique (www.concours-agro-veto.net).
Les candidats au concours C retirent en janvier leur dossier à l'École Nationale d’Ingénieurs des Travaux Agricoles (www.enitab.fr)
Le concours A
Deux ans de préparation après le bac, un bac S de préférence. C’est la voie la plus empruntée, mais aussi celle qui offre a priori les meilleures chances de succès.
Le concours B ou filière universitaire
Ce concours est ouvert aux étudiants inscrits en licence (L2 ou L3) à caractère scientifique, dans les domaines liés aux sciences de la vie ou aux personnes ayant obtenu une validation des acquis de l’expérience (VAE).
Le concours C ou filière technologique
Il est ouvert aux titulaires des BTSA (brevets de technicien supérieur agricole) analyses agricoles biologiques et biotechnologiques, BTSA analyse de conduite des systèmes d’exploitation, BTSA industries agroalimentaires, BTSA productions animales et à certains BTS ou DUT. Ce concours peut être préparé en un an dans des classes préparatoires spécifiques post-BTS, BTSA ou DUT.
Le concours D
Il est ouvert aux titulaires d’un diplôme d’État de docteur en médecine, en pharmacie ou en chirurgie dentaire. Peuvent également être candidats, les titulaires d’un diplôme national à dominante biologique conférant le grade de master.
Les postes sont rares dans cette voie extrêmement marginale, réservée à ceux qui s’aperçoivent tardivement qu’ils préfèrent soigner les animaux plutôt que les hommes.
Échec, quelles solutions ?
Vous avez échoué aux épreuves écrites de l’un des concours pour accéder à une école de vétérinaire, vous n’êtes donc pas admissible. Après examen de votre dossier scolaire par la présidence de l’université, vous pouvez éventuellement obtenir l’équivalence de la 1re année de licence (L1). Si vous êtes admissible, c’est-à-dire si vous n’avez échoué qu’aux épreuves orales, vous pouvez obtenir l’équivalence des deux premières années (L1 et L2) d’une licence sciences de la vie. Enfin, les titulaires d’un BTA ou d’un bac scientifique ayant suivi une préparation aux concours des ENV sont admis en 1re année de BTSA, sous réserve d’une appréciation favorable de l’établissement où ils déposent leur dossier d’inscription.
Véto des villes
30% des praticiens ont une spécialité canine. Comme les médecins, ils travaillent en grande majorité à leur compte, c'est-à-dire en libéral et en ville.
Véto des champs
30% des praticiens ont une spécialité canine. Comme les médecins, ils travaillent en grande majorité à leur compte, c'est-à-dire en libéral et en ville.
En labo
L’industrie agroalimentaire a besoin de vétérinaires pour élaborer de nouveaux produits destinés à la consommation humaine ou animale. Les laboratoires pharmaceutiques ont également besoin de ces spécialistes pour la fabrication de médicaments mais aussi pour leur commercialisation.
Dans le secteur public
Certains vétérinaires sont salariés de l’État et sont recrutés par le ministère de l'Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.
La recherche et l’enseignement
Les docteurs vétérinaires peuvent occuper des postes de chercheurs dans les organismes publics comme le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), le Centre national pour l’exploitation des océans (CNEXO) mais les places sont rares. Ils peuvent également se consacrer à l’enseignement dans les écoles nationales vétérinaires.
Vétérinaires biologistes des armées
Ils sont environ une centaine. 80 % d’entre eux sont responsables du contrôle de l’hygiène des denrées alimentaires et de la restauration collective et 20 % s’occupent des soins et de la prévention des maladies sur les 3 000 chiens et 1 000 chevaux que comptent les armées. Les vétérinaires peuvent se présenter aux concours de recrutement dans le corps des vétérinaires biologistes des armées.
L’auxiliaire spécialisé vétérinaire
L’ASV est recruté par des cabinets et des cliniques privés. Il travaille surtout dans un cabinet de ville, plus rarement auprès des vétérinaires de campagne. Il assure l’accueil de la clientèle et le secrétariat, prend les rendez-vous, gère le fichier des clients. Il entretient les cages et désinfecte le matériel. Il lui arrive de seconder le vétérinaire lors d’une opération sur un animal.


© MAAPRAT, 2010